18.07.2008

Bertrand DELANOE : interview

Source :  LE POINT.FR / Sylvie Pierre-Brossolette et Michel Revol - Vendredi 18 juillet 2008

A quelques mois du congrès de Reims, le maire de Paris revient sur la polémique autour du libéralisme, précise sa vision du socialisme et dévoile ses références philosophiques et littéraires.

Le Point : Votre déclaration fracassante sur le libéralisme a-t-elle enrichi la pensée socialiste ?

Bertrand Delanoë : Je reconnais qu'elle a suscité des interrogations de deux ordres. Celles, sincères, de militants et de citoyens qui ont finalement compris qu'il s'agissait là de revendiquer un vocable désignant le combat historique de la gauche pour les libertés. Et celles, plus tactiques, de certains dirigeants socialistes. Mais je m'y attendais !

Les militants de gauche sont donc des libéraux ?

images.jpgDans notre contribution, nous évoquons par exemple le droit de vote des étrangers aux élections locales, le droit à mourir dans la dignité, le droit de chacun, quelle que soit son identité personnelle, au mariage et à avoir des enfants. Les militants socialistes soutiennent ardemment ces combats. Et c'est la gauche qui fait souffler ce vent de novation, à l'inverse de Nicolas Sarkozy quand il s'emploie à mettre sous tutelle l'audiovisuel public, là où François Mitterrand avait établi le pluralisme dans les médias. Lorsque je cite la philosophie des Lumières, qui a produit la Révolution de 1789, lorsque sur la décolonisation j'évoque l'engagement de Raymond Aron, qui n'était pas un homme de gauche, je ne sens de fossé ni avec les militants socialistes, ni avec beaucoup de nos concitoyens. Parce que le goût des idées et le sens des références ont régressé dans notre pays, il est bon, de temps en temps, de revisiter ceux qui, par leur pensée, servent la réflexion contemporaine.

Mais votre déclaration est apparue comme un calcul politique. Pourquoi ne pas avoir évoqué ce sujet avant ? A moins que vous ne soyez devenu libéral en 2008...

C'est l'inverse. Tous mes combats, depuis que je suis membre du Parti socialiste, vont dans le même sens. Lisez mon précédent livre, écrit en 2004 (« La vie, passionnément ») ! Vous y trouverez la même inspiration. Et quand j'ai relu les épreuves de mon ouvrage actuel (1), je me suis dit : à la veille d'un congrès, ce n'est pas vraiment tactique. Mais puisque tu le penses, dis-le.

Ségolène Royal aussi a défendu le libéralisme...

Oui. Et je ne lui ai pas demandé de se rétracter, après ce qu'elle avait déclaré dans Le Point (n° 1854, 27 mars 2008) .

Peut-on se dire libéral philosophiquement et s'allier, comme vous l'avez fait, avec les communistes ?

Bien sûr. D'abord, c'est beaucoup plus facile de faire alliance avec le PC aujourd'hui que dans les années 70. Ensuite, le PC n'est jamais apparu comme une menace pour les libertés en France, dès l'instant où le leader de la gauche était François Mitterrand, qui portait le rassemblement de toutes les forces progressistes. C'est sur cette option qu'il a gagné en 1981. D'ailleurs, souvenez-vous, François Mitterrand a toujours dit, alors qu'une majorité de Français y étaient défavorables, qu'il abolirait la peine de mort s'il était élu. A votre avis, de quelle philosophie s'inspirait-il ?

Dans votre livre, vous souhaitez clairement concilier socialisme et économie de marché...

Bien sûr. Nous devons créer un rapport de forces en faveur de la justice sociale dans l'économie de marché. Je récuse la « main invisible » d'Adam Smith, car le marché a besoin d'être régulé, sans quoi il génère plus que des injustices :des drames. La régulation consiste à établir des garde-fous, des instruments qui permettent de produire des richesses, de les redistribuer de façon juste, en n'oubliant jamais la finalité de ce processus : le progrès humain.

C'est ça, le delanoïsme ?

Oh, arrêtez ! D'abord, ce n'est pas très heureux phonétiquement. Ensuite et surtout, ce n'est pas ma conception de la politique. Chacun doit mettre des idées et des convictions au service d'une cause collective, par définition plus grande que lui.

Quelles sont vos grandes figures du socialisme ?

Jeune militant, j'admirais les grands sociaux-démocrates comme Olof Palme, Willy Brandt, Mario Soares, Shimon Peres. Allende, aussi, qui a toujours été beaucoup plus enthousiasmant pour moi que Castro. Allende, c'était l'humanisme, la démocratie, la liberté !

Et vos penseurs ? Dans « Le Point », Ségolène Royal citait Montaigne, Montesquieu, Arendt, Foucault, Camus. Vous partagez ses références ?

Certaines, oui. Je mentionnerai aussi John Locke, pour sa réflexion sur la liberté de conscience. Il a été l'un des premiers à théoriser la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pour que la religion demeure dans la sphère privée. A la frontière de l'économie et de la philosophie, Keynes a fondé une vraie doctrine de la régulation économique, pour « la fin du laisser-faire » qui est d'ailleurs le titre d'un de ses livres. Je voudrais aussi vous citer une phrase de Benjamin Constant : « La diversité c'est la vie, l'uniformité c'est la mort. » N'avez-vous pas l'impression qu'elle entre en résonance avec certains sujets de société aujourd'hui, en Europe ? Voilà un autre libéral, au sens originel du terme ! Enfin, j'apprécie Alain, pour son invitation à assumer le réel tout en affirmant le pouvoir de la volonté, pour sa philosophie de la vie, à la fois humble et généreuse.

En tout cas, le débat sur le libéralisme n'a pas affecté votre popularité, au plus haut dans les sondages...

Je me méfie de la popularité mesurée de façon éphémère à travers une enquête. Ce qui est vrai, c'est que depuis 2001 j'ai le sentiment qu'onimages 2.jpg me prend tout simplement pour ce que je suis, et comme je suis. Et aujourd'hui, alors que je suis investi dans des débats beaucoup plus « clivants », cette appréciation ne semble pas s'être modifiée.

Vous êtes aussi entré dans la bataille du congrès du PS, avec votre contribution. En quoi est-elle différente des autres ?

Nous proposons un contrat social inédit aux Français. Nous prônons par exemple un budget de la recherche atteignant 3 % de notre PIB et un investissement massif dans la formation. Nous voulons aussi dire les choses avec clarté sur les sujets sensibles comme la « flexi-sécurité », les énergies alternatives, le nucléaire et, bien entendu, les alliances. Si Reims doit être un congrès de vérité, autant commencer par appliquer ce principe dès l'élaboration de nos textes...

Irez-vous jusqu'au bout en briguant le poste de premier secrétaire ?

Le débat au sein du PS ne s'est pas encore assez déployé pour que je sache aujourd'hui si ma candidature au poste de premier secrétaire correspond à mon devoir. Mais si je dois être candidat, je le serai de bon coeur !

Pourquoi ne pas le dire aujourd'hui dans « Le Point » ? C'est un secret de Polichinelle !

Allons ! Comme le dit François Hollande, nous sommes aujourd'hui dans le temps des contributions, donc celui des idées. Viendra ensuite le temps des motions. A ce moment, les choses se clarifieront forcément.

Avec quelles contributions pourriez-vous fondre la vôtre pour constituer une majorité au congrès de Reims ?

D'abord, il est clair que nous avons élaboré notre contribution avec l'ambition de construire une dynamique majoritaire. D'ores et déjà, c'est un rassemblement nouveau qui s'est créé, associant des femmes et des hommes aux parcours très divers, et qui partagent la même vision de notre société et des évolutions que doit porter le PS. Maintenant, pour répondre à votre question, il faut évidemment examiner attentivement tous les textes. Mais ce qu'ont porté Martine Aubry ou François Hollande au fil de leur parcours me donne l'intuition d'une compatibilité avec notre démarche.

Delanoë plus Hollande plus Aubry, c'est votre scénario pour constituer une majorité ?

Ce n'est pas un pronostic, d'autant que je regrette qu'un tel rassemblement ne se soit pas réalisé dès la phase d'élaboration des contributions. Disons que c'est une intuition politique.

Pourriez-vous aller seuls au congrès ?

Je vous ai dit à quel point nous tenons à nos convictions. Nous sommes ouverts au dialogue, mais totalement déterminés à aller au bout de cet engagement.

Ségolène Royal milite pour des alliances avec le MoDem. D'autres les excluent. Et vous ?

Je suis favorable à des alliances avec tous les progressistes, y compris au centre gauche, s'il existe. En revanche, je récuse toute alliance avec une formation qui se dirait à la fois de droite et de gauche. En clair : ou le MoDem entretient la confusion, et qu'il s'en explique alors auprès des Français. Ou il s'inscrit clairement dans un projet de progrès social, et une discussion devient possible. Mais pour l'heure, vous voyez bien que les conditions ne sont pas réunies. Je souhaite donc qu'au congrès de Reims nous soyons extrêmement nets sur ce sujet.

Martine Aubry s'est alliée avec le MoDem lors des municipales à Lille. Où est la clarté ?

Vous évoquez là le cas particulier des alliances locales. Je comprends, dans le cadre trop flou fixé par la direction du PS, qu'un certain nombre de nos amis aient pu nouer ce type d'alliance sur des projets municipaux. Mais ma position est claire : je réfute la confusion, les stratégies à géométrie variable et le manque de fermeté pour nos rassemblements nationaux.

Ségolène Royal a choisi de s'opposer systématiquement à Sarkozy. Pourquoi ne pas faire de même, afin d'étoffer votre stature de leader de la gauche ?

Je condamne sans ambiguïté la politique de Nicolas Sarkozy. Mais je n'ai pas de goût pour la violence de l'instant. J'essaie d'inscrire une critique sans concession sur la durée. Et quand il agit correctement, je n'ai pas honte de le dire aussi. Par exemple, j'ai trouvé que ses discours lors de son déplacement en Israël étaient positifs. D'ailleurs, je me suis demandé s'il ne s'était pas inspiré de Mitterrand ! En revanche, quand il reçoit M. Kadhafi avec tant de faste, je dénonce cette mise en scène indigne et inefficace au demeurant. Même constat lorsqu'il échange avec Bachar el-Assad. C'est peut-être utile pour la situation complexe dans cette région du monde, mais était-il absolument indispensable de l'associer à notre fête nationale, le 14 Juillet, à Paris ?

Certaines initiatives gouvernementales trouvent-elles grâce à vos yeux ?

L'idée de fusionner l'Unedic et l'ANPE est légitime. A condition qu'elle génère un service public de l'emploi efficace, pour assurer la sécurité et l'orientation des salariés et leur offrir une vraie formation afin qu'ils se réinsèrent. De même, sur la réforme des institutions, Nicolas Sarkozy avait l'occasion extraordinaire de faire adopter le droit de vote des étrangers aux élections locales. Une majorité de Français y est désormais favorable. Le chef de l'Etat a dit lui-même adhérer personnellement à ce principe. Les conditions étaient donc réunies pour qu'il agisse en réformateur de droite, à l'image de Valéry Giscard d'Estaing quand il a instauré le droit à l'avortement, avec le soutien de la gauche. Quant à la réforme des retraites, elle est indispensable, mais là encore, Nicolas Sarkozy refuse de prendre en compte deux aspects pourtant essentiels : d'une part, la pénibilité des emplois dans un parcours professionnel, qui devrait par exemple donner droit à des trimestres de bonification. Et d'autre part, les inégalités en termes d'espérance de vie. Tous ces exemples montrent d'ailleurs que, pour réformer, il ne faut pas agir avec dogmatisme comme le fait le gouvernement, mais accepter de prendre en compte la complexité de chaque dossier. C'est en tout cas ma conception de la politique.

Faire de la politique, c'est ce qui vous ravit le plus en ce bas monde ?

Non, c'est évident. L'amour et la beauté, voilà ce qui peut faire la magie de la vie. Mais pas seulement la beauté selon les canons classiques. Je pense par exemple à la beauté d'une situation. Ingrid Betancourt libre, c'est de l'ordre de la beauté et de l'amour.

Vous êtes aussi amoureux des livres...

Oui. Depuis l'adolescence, j'aime Baudelaire pour sa poésie et son rapport un peu désabusé à l'existence. Char, Camus m'ont accompagné. Plus tard, j'ai découvert John Irving, celui de « L'oeuvre de Dieu, la part du diable ». Il y écrit des pages magistrales sur la complexité de l'âme humaine. Et récemment, j'ai été touché par la vie de souffrance, d'absolu, que décrit Clara Dupont-Monot, dans « La passion selon Juette » ; J'ai également découvert « Le Grec », un petit livre tout à fait intéressant de Gary. Et je nourris depuis longtemps, une très grande admiration pour l'oeuvre de Naguib Mahfouz, une écriture simple, belle, dans laquelle je retrouve la vitalité et la lumière de l'Orient.

Vous avez toujours la tentation de Bizerte, la ville de votre enfance, en Tunisie ?

Je ne cesserai jamais d'aimer Bizerte. Mais, dans ma vie, il y a aussi l'envie de servir...

 

 

Petit plus...petite vidéos pour mieux connaitre Bertrand DELANOE (on vit tellement dans un monde d'images...)

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&a...

 

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&a...

 

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&a...

 

La réforme des institutions

 

institutions.jpgRobert Badinter, sénateur socialiste et ancien président du Conseil Constitutionnel, était l'invité de RTL à l'occasion de l'examen en seconde lecture de la réforme de la Constitution au Sénat. Il a réaffirmé son opposition à ce projet qui ancre selon lui le Sénat à Droite et donne plus de pouvoir au président en devenant physiquement le chef de la majorité. Si le président peut s'exprimer devant le Congrès, on assistera à un "président entrant en majesté". "Les avancées les plus importantes font défaut" estime Robert Badinter. Selon lui, Nicolas Sarkozy veut mettre en place une "monocratie".

Ecoutez les propos de Monsieur Robert BADINTER à RTL

http://www.dailymotion.com/relevance/search/congres%2Bsoc...

Le président de la république, Monsieur SARKOZY, a dit : "J'espère que les socialistes sincères comprendront qu'il y aurait une certaine forme de ridicule à ne pas voter une réforme dont ils n'ontcessé de rêver les contours sans jamais la mettre en oeuvre."

Pour son enseignement, Monsieur Sarkozy devrait savoir qu'on ne joue pas avec les Institutions juste pour son bon plaisir. Enfin je remercie certains hommes politiques de l'UMP (c'est tellement rare) de clamer haut et fort les dangers de cette réforme

Intervention de Monsieur Jean-Pierre GRAND (sénateur UMP/ Hérault) - à écouter impérativement!!! :

http://www.dailymotion.com/video/x622ai_intervention-de-j...

Rapport Balladur sur la réforme des institutions

Rapport_version_initiale[1].rtfRapport_version_initiale[1].rtf

16.07.2008

Le facteur est passé...lourd le cadeau IoI

Bonjour,

Voilà qui est fait...depuis hier monsieur le facteur a laissé un joli cadeau du PS dans ma boite au lettre : Les contributions.

J'avoue avoir déjà lu la presque totalité des contributions pour le congrès du Parti Socialiste de Reims. De ce fait ma lecture estivale sous le soleil ne sera pas "exclusivement" ce pavé.  Hier, une fois ma boite aux lettres ouverte j'ai pris délicatement ce colis puis je l'ai ouvert. Dedans : l'Hebdo du PS (pour une fois qu'un média informe sur l'action du PS je ne me prive pas de le lire ^^) puis mes yeux se sont poser sur le "Pavé" des contributions. D'un air pas du tout mais pas du tout motivé je l'ai ouvert....et là....une panique...une frayeur : mais c'est ENORME!!! Comment peut-on produire autant de texte pour un même objectif??? Là je me suis dit....vraiment le PS avec ses chapelles, ses courants, ses leaders, ses je sais pas quoi!!! ...faut arrêter! Regardons le coté positif : cela stimule l'esprit et l'intelligence (ouais...mais c'est l'été!! :( ). Combien de temps faut-il pour analyser, corriger, critiquer, approuver un tel document? Un temps certains voire un certain temps. 

Pour moi ce congrès de Reims est capital. Il va définir l'orientation et le devenir du PS.

Droite.jpgJ'ai un rêve non avoué : celui d'un PS d'une seule voix efficace, claire, courageuse et créative. Un PS qui anime la politique française et qui ne se contente pas de répondre doucement. D'un PS unifié dans sa diversité mais avec un Premier secrétaire qui oriente, met en mouvement, coordonne, développe, incarne une opposition forte et constructive toujours basé sur le fond des sujets. Je sais les candidats ne manquent pas mais 21 contributions...manque plus que la mienne et c'est le pompon. 

 

Alors qui choisir?

 

Moscovici? Faut être honnête, il est plutôt intelligent et a souvent fait preuve de bon sens politique. Hélas son union contributive étonnante étonne justement. Notons qu’un rapprochement avec Cohen est en cours...la valse commence.

Aubry ? Voilà une bonne figure de gauche. Je l'aime bien Martine. Ceci étant pour moi elle sera pleinement efficace dans un travail d'équipe. 

Ségolène? Bon là ca va être difficile d'être neutre. Madame Ségolène Royale est une femme intelligente mais je n'ai pas digéré plusieurs éléments. 

1: la prise par l'extérieur du PS pour les primaires en 2007 / 2:  Sa campagne présidentielle basée sur l'affectif, et selon moi beaucoup de démagogie (d'un coté Sarkozy c'était pire) / 3: juste après la défaite ses prises de parole pour avouer qu'elle ne croyait pas en certaine mesure du programme PS (ex: le smic) -ben fallait pas l'inscrire dans le programme ou alors on dit rien- / 3: son gout (respectable) de la communication souvent orienté sur elle / 3: elle parle rarement des socialistes et du socialisme et lorsqu'elle énonce une proposition elles sont à elle ...bref...où est le PS??   Je reconnais qu'elle sait se battre, qu'elle est intelligente et qu'elle est volontaire mais voilà...le congrès de REIMS c'est choisir un 1er secrétaire national pour le PS et avec le PS. C'est n'est pas l'anti chambre de 2012.

Mélenchon ? Bon je passe...l'opposition pour s'opposer ca va un temps.

Ayrault ? Pourquoi sa contribution??? elle est sérieuse??

Delanoë ? Ben je dois reconnaitre que là je suis réceptif. Son travail d'équipe, sa volonté de faire du Congrès une vraie chance pour le Parti Socialiste. A coté de lui on note E. Guigou, Vaillent, ... une bonne équipe d'intelligence. Sa contribution est sincèrement bien pensée. Bref...on verra bien.

 Il est difficile d'échappe, semble-t-il, au combat des chefs. Alors une petite astuce : Pensons l'avenir du Parti Socialiste en assumant notre héritage (j'en suis fier) et obligeons nous à motiver notre choix que pour ce qu'il doit être : L'élection d'un 1er secrétaire qui devra consolider, motiver, manager (ce n’est pas un gros mot) et animer. 2012 c'est une autre histoire. Le temps politique a une toute autre valeur dont il serait dangereux d'ignorer l'exigence.

Pour mieux comprendre la contribution de "Clarté-Courage-Créativité"

Livre.jpgContribution Clarté, Courage, Créativité.pdf

Quelles alliances pour le PS.pdf

Assurer nos différences, n'est-ce pas mettre à mal l'unité du Parti.pdf

Peut-on être libéral et socialiste.pdf

 

 Logo parti socialiste.jpg

Article du MONDE.doc

 

Un peu de lecture... afin de mieux comprendre une démarche et pouvoir réellement débattre du fond.

15.07.2008

Actualité de Bertrand Delanoë

 Delanoë reste la personnalité politique préférée des Français

bd.jpg"Selon le tableau de bord politique mensuel de l'IFOP rendu public mardi 15 juillet, Bertrand Delanoë arrive en tête des personnalités politiques préférées des Français, avec 75% de bonnes opinions (-3 points par rapport à juin),  (...)Bertrand Delanoë fédère à gauche et partout ailleurs. D'après une enquête réalisée en deux vagues auprès de sympathisants du Parti socialiste, 33% d'entre eux souhaitent que Bertrand Delanoë succède à François Hollande à la tête du Parti socialiste. 29% voit Ségolène Royal en secrétaire générale et 21% penchent pour Martine Aubry.
Le Maire de Paris gagne ainsi trois points par rapport à juin. Martine Aubry gagne elle aussi en popularité et gagne quatre points. Ségolène Royal, quand à elle, reste stable. Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici et Manuel Valls arrivent loin derrière, avec 4%."

Le tableau de bord a été réalisé d'après un sondage réalisé par téléphone les 10 et 11 juillet auprès d'un échantillon représentatif de 960 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
La question aux sympathisants socialistes sur leurs préférences pour la tête du PS a été posée les 3 et 4 juillet puis les 10 et 11 juillet à deux sous-échantillons successifs, soit 579 personnes interviewées, indique l'IFOP.

Information source : site internet du Nouvel Observateur  le 15 juillet 2008

 

Le Congrès de Reims du PS

Bonjour,

Les 14, 15 et 16 novembre prochains aura lieu le congrès du Parti Socialiste à Reims. Moment crucial pour nous militants socialistes puisque nous auront la lourde tache de choisir notre premier secrétaire et de ce fait la ligne politique de notre parti.

Les difficultés ne sont pas minces (21 contributions, les clans, les « fan-attitudes »,…) mais il nous faudra bien choisir maintenant pour agir demain (oups…je me dévoile…). J’entends ici ou là les remarques du genre « encore une guerre des chefs », « c’est mon candidat qui est le meilleur », « Le congrès c’est pour choisir le candidat de 2012 », etc.… bref ce n’est pas gagné !!

Alors face à tout cela une idée folle m’a traversé l’esprit ; et si le congrès c’était l’occasion de nommer un premier secrétaire pour mon parti tout simplement. Une personne avec une équipe qui durant les 4 ans qui viennent travaille à redresser le PS, à le rendre percutant, efficace, créatif, courageux…soyons encore plus fou…et si le congrès c’était l’occasion d’avoir un porte parole des militants, si c’était l’occasion de nous faire réellement travailler pour que les français voient en nous l’alternance réaliste, efficace et claire ?  Une fois la question posée…le plus difficile reste à faire : choisir le candidat au poste.

En ce qui me concerne j’ai fais mon choix. J’ai pris le temps de lire toutes les contributions (et oui..) puis j’ai visité tous les sites internet, j’ai lu la presse…bref j’ai fait un travail de boyscout. La plupart des contributions sont intéressantes il faut bien le reconnaître mais les mots ne suffisent pas. Il faut aussi tenir compte des personnes, des équipes. Je pense que nous avons besoin d’une personne, d’une équipe efficace comme Bertrand Delanoë l’a été lors de la prise de la mairie de Paris et de sa gestion ; il nous faut une personne courageuse comme Bertrand Delanoë l’est lorsqu’il revendique notre héritage socialiste, le libéralisme de progrès ; il nous faut une personne claire comme lorsque Bertrand Delanoë affirme clairement qu’avec le Modem il ne peut y avoir d’union ; il nous faut une équipe, une personne qui pense d’abord travailler pour le Parti Socialiste et pour les militants afin de redresser la situation comme Bertrand Delanoë le dit dans sa contribution.

D’un mot vous l’aurez compris je voterai pour la Bertrand Delanoë « Clarté, Courage, Créativité : choisir maintenant pour agir demain ».

http://www.clarte-courage-creativite.com

http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/Le-dis...

Delanoë : Libéralisme..est-ce Socialisme?

Fier d'être socialiste.jpgLes mots ont une importance cruciale en politique. Ils peuvent rassurer ou effrayer, convaincre ou opposer. Depuis maintenant 1 an le gouvernement en place l’a bien compris. Il semblerait que toute une équipe de communiquant a pour charge de rassurer les français alors même qu’une politique sévèrement injuste est mise en place. Prenons un exemple qui m’énerve beaucoup : Le mot “Réforme”.

Depuis 1 an le gouvernement ne parle que de réforme et posant la question : “ne faut-il pas réformer” personne ne répondrait “non” cela va de soit. Ceci étant dit, n’y a t il pas un abus de vocabulaire? Le gouvernement fait-il réellement des réformes? Selon moi : NON!  Au juste applique t-il une politique d’austérité, injuste et concrètement absurde et afin de la faire accepter par les français il appelle cela réforme.

Croyez vous que dans le domaine de la SANTE le fait de multiplier les franchises soit une réforme ou un désengagement de l’état ; croyez vous que le fait de supprimer un nombre de plus en plus croissant de fonctionnaire sans pour autant prendre le soin de penser le service publique dans sa globalité (désertification des campagnes, égalité de traitement -hôpitaux, poste, service audiovisuel-) soit une réforme ou une sape violente du principe même du service publique ; croyez vous que le paquet fiscal, les donations soit une réforme ou une menace quant à la valeur de l’impôt et l’équilibre des finances publiques ; croyez-vous que l’augmentation des heures supplémentaires, l’attaque en règle des 35 heures et du code du travail soit une réforme ? Croyez vous que la politique du ministère de l’immigration soit une réforme (reconduite à la frontière, ADN,…) ? En fait il s’agit d’une politique au coup par coup sans tenir compte des effets concrets négatifs sur les français.

Une réforme c’est un programme englobant toutes les données (service publique, égalité, liberté, efficacité et pérennité). Une réforme doit adapter notre pays au monde actuel sans renier les acquis sociaux pour le bien être des français. Une réforme peut obliger à des sacrifices mais elle doit servir l’ensemble des concitoyens et s’assurer que les plus démunis en souffre le moins. Le « Plan Banlieue » était une réforme intéressante mais malheureusement il est rendu aujourd’hui à sa plus simple expression. Le RAS était lui aussi à l’origine (Emmaüs) une idée pertinente mais aujourd’hui c’est juste l’ombre d’une volonté politique bien timide. Cette situation amène notre premier ministre, monsieur FILLON, a affirmé « Nous avons gagné la bataille idéologique » ou encore qu’ils ont réhabilité « des vertus qui avaient été négligées, parfois même ridiculisées : la réussite, le respect ou la responsabilité ».

L’objectif non avoué du gouvernement est de faire accepter son idéologie. Pour se faire tout est bon même l’appropriation abusive d’une sémantique. Alors lorsque j’entends Bertrand DELANOE revendiquer un libéralisme assumé j’ai enfin le sourire. Voilà un homme politique qui ne démissionne pas mais au contraire qui  part au combat des idées, des mots. Qui ne laisse pas un espace vide à la droite. Le libéralisme c’est socialiste (les 35 heures, le pacs, l’abolition de la peine de mort, le RMI, le droits de vote des étranger etc. …). Le combat politique c’est à la fois le concret et l’idéologique pour réveiller l’opinion, les français, les citoyens. Donner un sens juste aux mots, aux concepts c’est déjà assumer un combat politique efficace. Bertrand Delanoë peut d’autant s’y attaquer qu’il montre par sa gestion de la ville de paris une exemplarité reconnue par tous les français.

http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/Le-dis...

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