18.07.2008

La réforme des institutions

 

institutions.jpgRobert Badinter, sénateur socialiste et ancien président du Conseil Constitutionnel, était l'invité de RTL à l'occasion de l'examen en seconde lecture de la réforme de la Constitution au Sénat. Il a réaffirmé son opposition à ce projet qui ancre selon lui le Sénat à Droite et donne plus de pouvoir au président en devenant physiquement le chef de la majorité. Si le président peut s'exprimer devant le Congrès, on assistera à un "président entrant en majesté". "Les avancées les plus importantes font défaut" estime Robert Badinter. Selon lui, Nicolas Sarkozy veut mettre en place une "monocratie".

Ecoutez les propos de Monsieur Robert BADINTER à RTL

http://www.dailymotion.com/relevance/search/congres%2Bsoc...

Le président de la république, Monsieur SARKOZY, a dit : "J'espère que les socialistes sincères comprendront qu'il y aurait une certaine forme de ridicule à ne pas voter une réforme dont ils n'ontcessé de rêver les contours sans jamais la mettre en oeuvre."

Pour son enseignement, Monsieur Sarkozy devrait savoir qu'on ne joue pas avec les Institutions juste pour son bon plaisir. Enfin je remercie certains hommes politiques de l'UMP (c'est tellement rare) de clamer haut et fort les dangers de cette réforme

Intervention de Monsieur Jean-Pierre GRAND (sénateur UMP/ Hérault) - à écouter impérativement!!! :

http://www.dailymotion.com/video/x622ai_intervention-de-j...

Rapport Balladur sur la réforme des institutions

Rapport_version_initiale[1].rtfRapport_version_initiale[1].rtf

15.07.2008

Delanoë : Libéralisme..est-ce Socialisme?

Fier d'être socialiste.jpgLes mots ont une importance cruciale en politique. Ils peuvent rassurer ou effrayer, convaincre ou opposer. Depuis maintenant 1 an le gouvernement en place l’a bien compris. Il semblerait que toute une équipe de communiquant a pour charge de rassurer les français alors même qu’une politique sévèrement injuste est mise en place. Prenons un exemple qui m’énerve beaucoup : Le mot “Réforme”.

Depuis 1 an le gouvernement ne parle que de réforme et posant la question : “ne faut-il pas réformer” personne ne répondrait “non” cela va de soit. Ceci étant dit, n’y a t il pas un abus de vocabulaire? Le gouvernement fait-il réellement des réformes? Selon moi : NON!  Au juste applique t-il une politique d’austérité, injuste et concrètement absurde et afin de la faire accepter par les français il appelle cela réforme.

Croyez vous que dans le domaine de la SANTE le fait de multiplier les franchises soit une réforme ou un désengagement de l’état ; croyez vous que le fait de supprimer un nombre de plus en plus croissant de fonctionnaire sans pour autant prendre le soin de penser le service publique dans sa globalité (désertification des campagnes, égalité de traitement -hôpitaux, poste, service audiovisuel-) soit une réforme ou une sape violente du principe même du service publique ; croyez vous que le paquet fiscal, les donations soit une réforme ou une menace quant à la valeur de l’impôt et l’équilibre des finances publiques ; croyez-vous que l’augmentation des heures supplémentaires, l’attaque en règle des 35 heures et du code du travail soit une réforme ? Croyez vous que la politique du ministère de l’immigration soit une réforme (reconduite à la frontière, ADN,…) ? En fait il s’agit d’une politique au coup par coup sans tenir compte des effets concrets négatifs sur les français.

Une réforme c’est un programme englobant toutes les données (service publique, égalité, liberté, efficacité et pérennité). Une réforme doit adapter notre pays au monde actuel sans renier les acquis sociaux pour le bien être des français. Une réforme peut obliger à des sacrifices mais elle doit servir l’ensemble des concitoyens et s’assurer que les plus démunis en souffre le moins. Le « Plan Banlieue » était une réforme intéressante mais malheureusement il est rendu aujourd’hui à sa plus simple expression. Le RAS était lui aussi à l’origine (Emmaüs) une idée pertinente mais aujourd’hui c’est juste l’ombre d’une volonté politique bien timide. Cette situation amène notre premier ministre, monsieur FILLON, a affirmé « Nous avons gagné la bataille idéologique » ou encore qu’ils ont réhabilité « des vertus qui avaient été négligées, parfois même ridiculisées : la réussite, le respect ou la responsabilité ».

L’objectif non avoué du gouvernement est de faire accepter son idéologie. Pour se faire tout est bon même l’appropriation abusive d’une sémantique. Alors lorsque j’entends Bertrand DELANOE revendiquer un libéralisme assumé j’ai enfin le sourire. Voilà un homme politique qui ne démissionne pas mais au contraire qui  part au combat des idées, des mots. Qui ne laisse pas un espace vide à la droite. Le libéralisme c’est socialiste (les 35 heures, le pacs, l’abolition de la peine de mort, le RMI, le droits de vote des étranger etc. …). Le combat politique c’est à la fois le concret et l’idéologique pour réveiller l’opinion, les français, les citoyens. Donner un sens juste aux mots, aux concepts c’est déjà assumer un combat politique efficace. Bertrand Delanoë peut d’autant s’y attaquer qu’il montre par sa gestion de la ville de paris une exemplarité reconnue par tous les français.

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